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Casino sans 3D Secure en 2026 : ce que « sauter la vérification » veut vraiment dire

Updated septembre 2026
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Données actualisées au 23 septembre 2026 et confrontées au registre public de l’ANJ (liste noire et liste des opérateurs agréés, septembre 2026).

Un joueur saisit les données de sa carte bancaire sur l'interface de paiement d'un site de jeu d'argent en ligne.
Depuis septembre 2019, l’authentification forte (SCA) est obligatoire pour les paiements par carte en ligne dans l’Espace économique européen.

Chercher un « casino sans 3D Secure » en France conduit, en pratique, à chercher un casino en ligne tout court — parce que l’authenticité forte (SCA), que le protocole 3D Secure met en œuvre, s’applique à toute transaction par carte dans l’Espace économique européen depuis septembre 2019. Or aucun casino en ligne n’est agréé en France. La friction que le joueur cherche à supprimer est réelle, mais le terrain sur lequel elle le mène est, par construction, celui de l’offre illégale. Ce découplage est la clé de lecture de toute la page : la question de paiement n’est pas séparable de la question de statut juridique, et toute liste de marques qui promettent de zapper l’étape se lit d’abord comme une liste de plateformes hors cadre.

Table des matières
  1. Le classement des cinq marques citées par les recherches « casino sans 3D Secure »
  2. Jeu responsable et interdiction volontaire de jeux (IVJ) : la protection qui ne couvre pas l’offshore
  3. Casino en ligne, 3D Secure et produit prohibé : ce que le cadre français dit vraiment
  4. Lexique à l’usage du joueur français
  5. La question du retrait, et ce qu’elle ouvre
  6. Ce que dit l’ANJ, ce que confirme le registre
  7. Questions fréquentes

Le classement des cinq marques citées par les recherches « casino sans 3D Secure »

Avant d’entrer dans le détail, une précision utile : les cinq marques qui suivent apparaissent dans les résultats d’une recherche « casino sans 3D Secure » parce qu’elles acceptent des dépôts par carte sans étape d’authentification visible côté joueur. Ce qu’aucun dossier ne vient documenter, c’est le « sans 3D Secure » comme moyen de paiement spécifique — les fiches opérateur, les notes de régulation et les sources fournisseurs des paiements ne mentionnent aucune d’elles sur ce point. Le statut réel de ces marques est défini par un autre document : la liste noire de l’ANJ, qui recense chaque domaine bloqué et chaque décision administrative.

Une personne compose sur son smartphone le numéro d'un service d'aide et d'écoute pour joueurs en difficulté.
L’interdiction volontaire de jeux dure au minimum trois ans et son blocage devient effectif sous 72 heures depuis mai 2026.
Marque Vis-à-vis de l’agrément ANJ Mention documentée d’un parcours « sans 3D Secure » Alternative agréée disponible
Alexander Casino Non agréé — 12 domaines inscrits à la liste noire ANJ Paris sportifs, hippiques ou poker (FDJ, PMU, Winamax, Bet365, PokerStars France)
Betify Non agréé — 46 domaines inscrits à la liste noire ANJ Paris sportifs, hippiques ou poker
MyStake Non agréé — 10 domaines inscrits à la liste noire ANJ Paris sportifs, hippiques ou poker
Leonbet Non agréé — 116 domaines inscrits à la liste noire ANJ Paris sportifs, hippiques ou poker
LuckyTreasure Non agréé — 7 domaines inscrits à la liste noire ANJ Paris sportifs, hippiques ou poker

La moyenne des domaines bloqués par marque, sur ce panel, s’établit dans une fourchette de l’ordre de la trentaine (12, 46, 10, 116 et 7 domaines pour les cinq marques citées) — un ordre de grandeur cohérent avec les 4 845 lignes que compte la liste noire de l’ANJ à la date du 17 septembre 2026, où une même marque se retrouve généralement répartie sur plusieurs miroirs. Cette dispersion explique pourquoi un site « disparu » réapparaît : ce n’est pas la marque qui est nouvelle, c’est son domaine.

Ce que ce tableau ne porte pas, et qu’il faut comprendre avant de lire la suite : aucune des cinq marques ne dispose d’un agrément ANJ pour proposer du casino en ligne — cet agrément n’existe pas en France. Le tableau ne compare donc pas cinq « casinos » de qualité variable, il aligne cinq plateformes qui se trouvent toutes, par construction, dans la même zone juridique. Le seul tri pertinent est celui qu’opère déjà l’ANJ à travers ses décisions de blocage, et le seul écart entre elles est le nombre de domaines miroir que chacune a suscités.

Alexander Casino — premier blocage récent, faible nombre de domaines

Alexander Casino apparaît dans la liste noire sous 12 domaines, la première décision datant du 13 novembre 2024 et la plus récente du 19 février 2026. Aucun de ces domaines n’est agréé par l’ANJ. Pour le reste, c’est laconique : ni fiche casino, ni revue de paiement, ni attestation sur la mention « sans 3D Secure » ne figurent dans les sources consultées. La plateforme reste donc positionnée comme un casino offshore atteignant le trafic français, sans que les sources publiques permettent d’établir un quelconque rattachement à un parcours de paiement particulier.

Pour un joueur qui cherche uniquement à éviter l’étape 3D Secure, Alexander Casino supprime effectivement cette friction. Mais il le fait en opérant hors du périmètre de l’ANJ, ce qui entraîne la conséquence documentée par la régulation française : publicité d’un site de jeu non agréé constitutive d’une infraction pénale, sanctionnée d’une amende pouvant atteindre 100 000 € — règle qui vise diffuseurs et affiliés, et qui laisse le joueur face à un site dont les décisions de blocage se sont multipliées sur les douze derniers mois.

Betify — le maillage miroir le plus dense du panel

Betify totalise 46 domaines bloqués, le premier inscrit le 4 mars 2024 et le plus récent le 26 mai 2026. Aucun n’est agréé. Le nombre de domaines, comparé à celui des marques voisines, donne la mesure de l’effort de réapparition : changer d’URL plus vite que l’ANJ ne prononce de blocage est devenu un mode d’exploitation, et Betify illustre cette mécanique de plain-pied.

Sur le paiement par carte sans 3D Secure, la fiche est aussi vide que pour Alexander Casino : aucune source consultée ne documente un parcours spécifique. Le dépôt passe, le retrait obéit aux conditions générales de la plateforme, et la protection du joueur français — y compris l’inscription à l’interdiction volontaire de jeux — ne s’applique pas, puisque le dispositif IVJ ne couvre que les opérateurs agréés.

Sur le seul indicateur matériel du tableau — le nombre de domaines miroir —, Betify occupe le haut du classement, ce que la page traduit par une probabilité plus forte que le joueur y revienne via une URL différente après chaque campagne de blocage. Aucun autre indicateur ne le distingue positivement.

MyStake — la marque la plus ancienne du panel

MyStake figure dans la liste noire depuis le 13 juin 2022, decision la plus ancienne du groupe. Dix domaines ont été bloqués au total, avec une dernière décision le 26 avril 2023. Le blocage date d’avant la loi du 2 mars 2022 qui a donné à l’ANJ le pouvoir direct d’ordonner ces blocages ; les premières lignes s’inscrivent dans cette bascule administrative.

Sur la question précise du paiement, MyStake n’est rattaché à aucune source documentée — ni opérateur, ni régulateur, ni fournisseur de paiement ne le cite sur le sujet « sans 3D Secure ». Le classement objectif reste celui qu’établit la liste noire, sans élément qui complète ou nuance.

MyStake est en effet la marque la plus anciennement sous le coup d’un blocage. Pour un joueur qui la retrouve avec une URL qui fonctionne encore, c’est l’indice qu’elle circule depuis plus longtemps que les autres marques citées ici — un détail utile pour comprendre la persistance de l’offre illégale, mais sans valeur de recommandation.

Leonbet — l’empreinte la plus large du panel

Leonbet aligne 116 domaines bloqués, premier blocage le 15 décembre 2023 et dernier en date le 20 novembre 2025. C’est de loin l’empreinte la plus large du panel — plus du double de la deuxième marque (Betify, 46) et près de dix-sept fois celle de LuckyTreasure.

Sur le critère précis du sujet (« sans 3D Secure » comme méthode de paiement documentée), la fiche est vide. Le nombre de domaines est un indicateur de propagation, pas une garantie sur la méthode de dépôt. Et même si Leonbet accepte la carte sans étape 3D Secure visible côté joueur, cela n’établit rien sur la qualité d’un parcours de retrait — qui, lui, obéit à la régulation du pays d’immatriculation de l’opérateur.

Sur la lecture d’ensemble, Leonbet est la marque dont la pression de l’ANJ est la plus visible : 116 décisions de blocage en deux ans. Pour un joueur qui choisit malgré tout d’y jouer, cela signifie une probabilité élevée que la marque réapparaisse régulièrement sous une URL différente — et que le blocage en cours finisse par l’atteindre.

LuckyTreasure — l’empreinte la plus réduite du panel

LuckyTreasure ferme la marche avec 7 domaines bloqués, le premier inscrit le 14 juin 2023 et le dernier le 11 avril 2024. C’est le chiffre le plus bas du classement, ce qui ne signifie pas que la marque échappe au dispositif — la liste noire continue de croître —, mais que son empreinte technique est restée limitée.

Là encore, aucune source ne documente un parcours « sans 3D Secure » spécifique. La plateforme prend les dépôts par carte, l’étape 3D Secure n’apparaît pas, et tout le reste du parcours — vérification d’identité, conditions de retrait, traitement des gains — se déroule hors du périmètre de l’ANJ.

Ce que ce panel cumule illustre précisément la mécanique de l’offre illégale : 191 domaines bloqués pour cinq marques, des dates de décision qui s’étalent sur quatre ans, et aucun élément vérifiable sur l’objet précis de la recherche « sans 3D Secure ». L’absence d’information sur le sujet est en elle-même une donnée : aucun des acteurs régulés ou des observateurs publics n’a publié de fiche sur ce parcours de paiement pour ces marques.

Jeu responsable et interdiction volontaire de jeux (IVJ) : la protection qui ne couvre pas l’offshore

L’interdiction volontaire de jeux, ou IVJ, est le mécanisme français d’auto-exclusion. La durée minimale en est de trois ans ; passé ce délai, l’interdiction se prolonge tant que la personne n’a pas demandé sa levée auprès de l’ANJ. La procédure en ligne, depuis mai 2026, prend environ quinze minutes — vérification d’identité via IDnow, pièce et selfie — et le blocage devient effectif sous 72 heures chez les opérateurs agréés.

Un écran d'ordinateur affiche un message d'accès bloqué à un site de jeux d'argent non autorisé, sur fond de drapeau français stylisé.
Entre mars 2022 et le 7 octobre 2024, l’ANJ a pris 506 actes administratifs de blocage correspondant à 2 365 URL bloquées.

Le point qui ferme la boucle avec la section précédente : l’IVJ ne protège que les opérateurs agréés par l’ANJ — casinos physiques, clubs de jeux, sites de paris sportifs, paris hippiques, poker, FDJ et PMU. Un joueur auto-exclu qui ouvre un compte sur l’une des cinq marques citées n’est couvert par aucun de ces mécanismes. L’auto-exclusion n’a, sur ces sites, aucune effectivité.

L’aide existe par ailleurs, et elle est joignable. Joueurs-info-service est le service national d’aide à distance ; un numéro de téléphone, une adresse et un service d’écoute sont accessibles depuis le portail joueurs-info-service.fr. Y appeler ne déclenche aucun blocage automatique, mais permet d’être orienté vers un professionnel, de faire le point sur sa consommation et d’être accompagné dans une démarche d’IVJ si elle est souhaitée. Les sections légales et de fonctionnement de l’IVJ sont développées dans le cadre français du jeu responsable plus loin dans cette page.

Pour un joueur qui se découvre joueur problématique, deux constats se croisent : l’inscription à l’IVJ est rapide, et elle ne suffit pas, seule, à protéger des sites offshore. L’association avec un accompagnement spécialisé est ce qui rend l’ensemble opérant.

Casino en ligne, 3D Secure et produit prohibé : ce que le cadre français dit vraiment

Le 3D Secure est un protocole d’authentification du porteur de carte, et non un « plus » que le site de jeu active ou désactive à sa guise. Il s’inscrit dans le cadre de la directive européenne sur les services de paiement (DSP2), qui impose l’authentification forte du client — la SCA — pour les paiements en ligne dans l’Espace économique européen. Cette obligation est entrée en vigueur de manière effective en septembre 2019, et c’est elle qui détermine ce qu’un site français doit, ou non, présenter à ses clients.

L’authentification forte combine au moins deux facteurs parmi trois catégories : la possession (un téléphone, par exemple), la connaissance (un code) et l’inhérence (une donnée biométrique). Le protocole 3D Secure est la forme la plus courante qu’elle prend pour les paiements par carte, d’où l’assimilation dans le langage courant. Une exemption réglementaire existe pour les transactions de faible montant, sous 30 €, ainsi que pour les transactions initiées par le commerçant lui-même — mais ces exemptions ne couvrent pas, en pratique, les opérations de dépôt et de retrait d’un casino en ligne, dont les montants les dépassent largement.

Pourquoi, dans ce cadre, parler de « casino sans 3D Secure » ? Pour une raison simple : le casino en ligne est un produit non agréé en France. Il n’existe pas d’opérateur agréé pour les jeux de casino en ligne. Ce que la recherche sur ce mot-clé fait apparaître, ce sont donc des plateformes qui opèrent depuis l’étranger et atteignent le joueur français en s’affranchissant à la fois de l’agrément sectoriel et, en pratique, de l’authentification forte côté carte. Les deux manquements se tiennent.

L’ANJ, sur sa page publique recensant les opérateurs agréés, ne mentionne que trois verticales : paris sportifs, paris hippiques et jeux de cercle (poker). Aucune colonne « casino en ligne ». Une étude PwC commandée par l’ANJ et menée entre janvier et mars 2023 l’a documenté : sur la même période, les casinos et machines à sous représentaient 50 % du trafic de l’offre illégale française, et environ 3 millions de personnes consommaient chaque mois une offre illégale — dont la moitié sans savoir qu’elle l’était.

Le passage par les casinos physiques reste, lui, autorisé en France — encadrés, contrôlés, avec une interdiction volontaire de jeux qui s’y applique. C’est à cela, avec les verticales agréées en ligne (paris sportifs, hippiques, poker), que renvoie la dernière colonne du tableau ci-dessus : pas un « équivalent » du casino offshore, mais un périmètre licite dont le joueur peut vérifier les opérateurs directement sur le registre public de l’ANJ.

Pourquoi l’absence de 3D Secure est, ici, presque un symptôme

Si la vérification 3D Secure est obligatoire pour toute transaction par carte dans l’EEE depuis septembre 2019, un site qui l’esquive n’est pas un site qui innove — c’est un site qui opère en dehors du circuit régulé. Esquiver l’authentification forte côté carte peut procéder de plusieurs mécanismes : exemption de faible montant exploitée en multi-transactions, contournement par passerelle de paiement exotique, ou bien absence totale de mise en conformité DSP2. Aucun de ces mécanismes n’est, en soi, la promesse d’une meilleure expérience de paiement : c’est un indicateur de zone.

La baisse du taux d’aboutissement associée à l’étape 3D Secure est documentée autour de 10 à 15 % — c’est l’argument marketing que le joueur entend en cherchant ce mot-clé, et c’est l’argument réel : l’étape pèse sur le tunnel de conversion. Mais elle pèse aussi sur la sécurité du paiement et sur la traçabilité de la transaction côté banque émettrice. La friction que le joueur cherche à supprimer est précisément ce qui protège le paiement ; choisir de la supprimer suppose d’accepter que la transaction se déroule selon les règles du pays d’immatriculation de l’opérateur, pas selon les règles françaises.

L’empreinte concrète de l’offre illégale parle d’elle-même : 748 millions à 1,5 milliard d’euros de produit brut des jeux en France sur le seul segment illégal mesuré entre janvier et mars 2023, selon la même étude PwC commandée par l’ANJ. Cela représente 5 % à 11 % du marché total français des jeux d’argent. Le volume n’est pas résiduel. L’étude identifiait par ailleurs 510 sites générant du trafic depuis la France, dont 21 concentrant à eux seuls 60 % du trafic — un marché mature, organisé, persistant.

Le blocage administratif, ce qu’il change réellement

La loi du 2 mars 2022 a donné au président de l’ANJ le pouvoir d’ordonner directement le blocage et le déréférencement des sites qui proposent ou font la publicité de jeux d’argent illégaux. C’est la base juridique des 506 actes administratifs de blocage pris entre mars 2022 et le 7 octobre 2024, correspondant à 2 365 URL bloquées — un volume qualifié par l’ANJ de près du double de ce que douze années de procédures judiciaires avaient permis.

Concrètement : un blocage prive le site de son adresse principale, ce qui coupe l’accès direct depuis la France pour les fournisseurs d’accès et les moteurs de recherche. C’est un coup d’arrêt, pas une fin de partie — un même opérateur réapparaît généralement sur un domaine différent sous quelques semaines, ce que la dispersion des 4 845 lignes de la liste noire documente largement. L’ANJ ne déclare pas avoir éradiqué l’offre illégale, et le volume de la liste noire à septembre 2026 confirme qu’elle continue de croître.

Pour un joueur qui choisit de déposer, le blocage est un risque concret : l’accès peut être coupé au milieu d’une partie, d’un dépôt ou d’une demande de retrait. L’ANJ communique publiquement sur cette campagne d’information depuis octobre 2024 précisément parce qu’elle sait qu’un consommateur sur deux ignore le caractère illicite de l’offre à laquelle il s’adresse. C’est aussi pour cela que la publicité d’un site non agréé est constitutive d’une infraction pénale en France — la règle s’applique aux diffuseurs comme aux affiliés.

Lexique à l’usage du joueur français

Quelques termes reviennent dans les pages officiels et sont utiles à reconnaître.

ANJ. L’Autorité nationale des jeux est le régulateur français du secteur. Elle tient à jour la liste des opérateurs agréés et la liste noire des sites bloqués, et elle est compétente pour prononcer des mises en demeure, des blocages et des déréférencements.

Agrément. Autorisation délivrée par l’ANJ à un opérateur pour exercer une activité de jeu en ligne. En France, cet agrément ne couvre aujourd’hui que les paris sportifs, les paris hippiques et le poker. Le casino en ligne (slots, roulette, blackjack, baccara) ne peut pas être agréé.

DSP2 et SCA. La DSP2 est la deuxième directive européenne sur les services de paiement, qui a institué l’authentification forte du client (Strong Customer Authentication, SCA) comme exigence pour les paiements en ligne dans l’EEE. Le 3D Secure est la déclinaison technique de la SCA pour les paiements par carte.

IVJ. L’interdiction volontaire de jeux est le dispositif français d’auto-exclusion. Elle dure au minimum trois ans et s’applique aux casinos physiques, clubs de jeux et sites en ligne agréés par l’ANJ. Elle ne couvre pas l’offre offshore.

Liste noire. Le fichier public, mis à jour par l’ANJ, des sites bloqués en France pour offre illégale de jeux d’argent. Au 17 septembre 2026, il contenait 4 845 lignes, où une même marque apparaît généralement sous plusieurs domaines miroir.

Mise en demeure. Acte préalable au blocage, par lequel l’ANJ somme un opérateur de cesser son activité ou sa publicité illégale. Une mise en demeure non suivie d’effet conduit à un blocage et, pour la publicité en France, peut fonder des poursuites pénales.

La question du retrait, et ce qu’elle ouvre

Quand un joueur parle de « 3D Secure » au moment du dépôt, il pense peu à ce qui se passe au moment du retrait. Sur un site agréé, la SCA protège également les paiements en ligne en sortie : le régulateur français des paiements est la Banque de France, la SCA s’applique aux retraits par carte au-delà de certains seuils, et l’opérateur agréé doit appliquer la procédure. Sur un site offshore, le retrait dépend du pays d’immatriculation de l’opérateur et de ses conditions générales.

C’est le moment où le joueur découvre, souvent, que le « sans friction au dépôt » devient « délai de retrait augmenté » quand le parcours KYC (« Know Your Customer », la vérification d’identité) se complique, où la plateforme exige un justificatif supplémentaire, où la méthode de retrait disponible n’est pas celle du dépôt. Sans agrément français, le joueur ne dispose d’aucun recours auprès de l’ANJ en cas de litige — pas de médiation sectorielle, pas de sanction administrative possible contre la plateforme, pas de mécanisme de gel des avoirs.

C’est ce qu’il faut comprendre du « sans 3D Secure » : ce n’est pas une marque de simplicité, c’est une marque de zone. La simplicité affichée au dépôt est une chose ; l’absence totale de recours en cas de blocage du compte, de retrait refusé ou de saisie des avoirs en est une autre, et c’est sur cette seconde que la page fait porter l’attention.

L’ANJ publie cette information sur son site. La citation est explicite : « Si le site ne figure pas dans cette liste, cela ne signifie pas qu’il est autorisé. » L’avertissement porte sur les marques non listées : un site qui n’est pas encore sur la liste noire n’est pas pour autant agréé, simplement parce que la procédure de blocage prend du temps et que l’opérateur peut changer de domaine entre deux décisions. Pour le joueur, c’est un point d’attention supplémentaire sur tout site qui n’apparaît ni dans la liste des opérateurs agréés ni dans la liste noire.

Ce que dit l’ANJ, ce que confirme le registre

L’ANJ publie la liste des opérateurs agréés et la liste noire des sites bloqués. Les deux documents sont consultables sur anj.fr. Le premier confirme l’absence de tout opérateur de casino en ligne agréé. Le second permet de vérifier la présence d’une marque et le détail des décisions de blocage qui la concernent.

Pour le joueur, la méthode de lecture est simple. Une marque qui apparaît dans la liste des opérateurs agréés peut être utilisée directement, et ses modes de paiement sont encadrés par la régulation française et européenne, y compris la SCA. Une marque qui apparaît dans la liste noire est hors cadre, et ses paiements par carte contournent en pratique le protocole 3D Secure en opérant depuis l’étranger. Une marque qui n’apparaît dans aucune des deux listes n’est pas pour autant autorisée : l’absence de mention n’est pas un blanc-seing, et l’ANJ le dit explicitement.

Pour une orientation en cas de doute, le réflexe est le portail anj.fr et, pour la partie aide aux joueurs, joueurs-info-service.fr. La consultation directe de ces deux sources couvre l’essentiel des vérifications qu’un joueur peut faire avant de déposer.

Questions fréquentes

Le 3D Secure sert-il aussi à sécuriser un retrait, ou seulement le dépôt ?

L’authentification forte (SCA) s’applique aux deux sens d’une transaction par carte — entrée et sortie d’argent. Sur un site agréé opérant en France, la SCA protège également les retraits au-delà des seuils prévus par la DSP2 et les exemptions applicables. Sur un site offshore, le retrait dépend des conditions générales de la plateforme et du cadre réglementaire de son pays d’immatriculation.

Un casino en ligne peut-il être agréé en France en 2026 ?

Non. En 2026, l’ANJ n’agrée que les paris sportifs, les paris hippiques et les jeux de cercle (poker). Aucune colonne « casino en ligne » ne figure dans la liste officielle des opérateurs agréés. Une tentative de légalisation a été abandonnée le 28 octobre 2024 et l’interdiction reste en vigueur.

Que risque un joueur qui dépose sur un site non agréé par l’ANJ ?

Le joueur ne dispose pas d’un agrément encadré par le régulateur français. En cas de retrait bloqué, de compte gelé ou de saisie des avoirs, il n’a pas de recours sectoriel auprès de l’ANJ. La publicité d’un site non agréé est par ailleurs constitutive d’une infraction pénale en France, punie d’une amende pouvant atteindre 100 000 €.

L’interdiction volontaire de jeux protège-t-elle aussi sur un casino offshore ?

Non. L’IVJ ne couvre que les casinos physiques, les clubs de jeux et les sites en ligne agréés par l’ANJ. Un joueur inscrit à l’IVJ n’est protégé sur aucun site de casino en ligne offshore, qui ne sont pas raccordés au dispositif.

Existe-t-il un moyen légal de miser en ligne en France sans passer par la vérification 3D Secure classique de la carte bancaire ?

Aucun casino en ligne n’étant agréé en France, le périmètre légal se limite aux paris sportifs, paris hippiques et poker. Pour ces verticales, les opérateurs agréés appliquent la SCA telle qu’elle résulte de la DSP2. Les paiements y restent donc soumis à l’authentification forte. Les exemptions sous 30 € ou pour transactions initiées par le commerçant existent, mais ne couvrent pas les opérations courantes de dépôt et retrait.

Préparé par les éditeurs de « Casino Fiscalite Info ».

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